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Aux Vieilles Charrues, le rock made in France à l’honneur dans la prairie Djemilove

Stromae : "Ouais , on danse !" Maître d’une cérémonie parfaite, le belge fusionne avec son époque et son public de 7 à 77 ans : compositions efficaces pour plaire à tous, imagerie soignée, réseaux et "chorégraphies ultra maîtrisés, mise en scène dynamique et millimétrée, élégance innée. le public de kerampuihl adhère s’il oublie le fond pour ne retenir que la forme tant textes et musiques ne sont pas à la hauteur des trésors d’inventivité que le " Kéké bruxellois " ( dixit Miossec) déploie pour faire le show. On sauve "Formidable" mais on cesse de crier au génie, tout juste au disciple d’un Brel cryogéné !

Etienne Daho : le retour en grâce d’un boomerang de la pop made in France

Artic Monkeys : du rock carré pour Carhaix

10 h après Alex Kopranos et Franz Ferdinand , un autre Alex, Turner celui-là, banane géminée, le coup de peigne sur scène provoquant l’hystérie , sanglé dans du cuir de pied en cape , la stratocaster tenue comme un Kalashnikov , embrasait Kerampuilh avec sa bande de "singes" venus du pôle nord !

28 ans et une insolence taillée dans le rock de Liverpool , le nouveau kid de la britt pop-rock anglaise fait honneur à ses glorieux devanciers ( Oasis, Supergrass, Blur et consorts ) en arrosant le public d’un show tellurique sans temps morts , tout en déhanchés sauvages, la classe tranchante à l’état brut ! Le sale gosse se Sheffield défouraille un son rock minéral Sans chichi, sobre comme la pierre granitique de la terre bretonne !

Miossec : toujours au sec !

Miossec coincé entre Elton John et Stromae  ! On programme les vétérans en première partie aujourd’hui !Miossec avait rendu un touchant hommage en conference de presse l’après -midi même à l’illustre Alain Bashung regrettant "que la jeune génération rock ait perdu une telle balise Argos". Aujourd’hui , il semble que c’est le marin brestois Miossec qui montre la direction du port d’attache ! Oui, Miossec toujours "au sec" diront les mauvaises langues qui se sont tues quand l’artiste a entamé le très beau et très nostalgique "Brest" provoquant une averse de larmes dans le public et la pluie du ciel "ici bas, ici même !"

Fauve #

"Panache, audace, fougue... Ces qualificatifs résument bien la prestation du jeune groupe parisien qui comme un point d’orgue à leur récente et fulgurante ascension depuis 2 ans, s’est produit ce jeudi sur la seconde scène du plus grand festival français. Alors que de leur propre aveu, ils semblaient un tant soit peu intimidés avant de débuter devant les quelques 45 000 festivaliers présents, les "Fauves désabusés" ont finalement dompté leur trac pour enivrer la foule au rythme de leurs textes crus plus anti-conformistes les uns que les autres dans la ferveur de Keramphuil. Considéré comme l’un des groupes actuels les plus clivants entre fans et détracteurs, il aura au moins eu le mérite de ne laisser personne insensible." Par Tristan Thomas( 18 ans)

CANTAT et DETROIT : un cas de conscience …

La remontée sur scène de B. Cantat avec sa nouvelle formation DETROIT, duo formé initialement avec le bassiste Pascal Humbert ( ex Passion foder et 16 Horsepower) pose un cas de conscience : angélisme fanatique chez les uns, mutisme gêné ou haine chez les autres, l’artiste provoque une polémique insoluble entre passion maladroite et subjectivité délicate.

Le public des Vieilles Charrues a réservé à l’ex-leader de Noir désir un accueil très ému, celui-ci le lui a bien rendu dans un prestation rock toujours aussi haletante, violente, sobre mais d’une puissance phénoménale et d’un magnétisme intact, qui n’est pas sans nous rappeler les cendres encore fumantes du défunt Noir Désir, d’autant que des morceaux de l’ex-formation ont été repris sur scène - "Tostaki", "le vent l’emportera" embarrassant là encore une partie du public qui ne souhaite pas trop - et c’est bien légitime - que l’on vienne réveiller les morts...

DETROIT, le nom choisi par Bertrand Cantat sonne comme une renaissance certes mais aussi comme une langue de terre entre 2 mers où s’engouffrent des courants et des vents violents…Espérons que le " temps l’emportera " et que seul chacun pourra dissocier l’oeuvre incontestablement forte des agissements de son auteur, qui sur scène tente et réussit cette sulfureuse alchimie d’être très présent et toujours aussi charismatique, tout en restant à son humble place de pénitent !

Franz Ferdinand : archi -ducs de la britt pop écossaise !

La vague Rock déferle après Stromae avec les rythmiques dance floor, les escouades de riffs sauvages de la bande d’Alex Koparanos : "take me out" , "dark of the matinee" , ou encore " love illumination". Le quatuor pop a mis le feu dans la prairie , la terre était brulée, la conquête de l’archiduc en terre celtique est totale !