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Que reste-t-il de notre gai Paris..! Flâner

La Prison de la Santé fait peau neuve mais pas la pissotière de l’autre côté du mur, Boulevard Arago, dernier vestige du temps des minets du Drugstore, des nuits folles de la rue Saint-Anne, des cinémas porno de Strasbourg-Saint-Denis. La pissotière, comme symbole de la liberté (d’uriner ou plus si affinité), est la seule qui attende toujours les détenus à la sortie de la cellule.

©Djemila Khelfa

Pour l’argot gay c’était "les tasses", aussi connues sous le nom de vespasiennes. Parisiennes comme les kiosques, les bancs, les fontaines Wallace ou les colonnes Morris, les pissotières ont été fermées par la police qui les surveillait déjà dans les années soixante-dix, à l’époque où Roger Peyrefitte écrit que « La brigade mondaine fixe à 3 minutes le délai normal pour pisser. Ceux qui le dépassent deviennent suspects, et s’ils sont deux, risquent un séjour au Quai des Orfèvres... ».

Depuis remplacées par des blocs de plastique informes le long des quais de Seine, les pissotières ne manquent pas qu’aux romantiques nostalgiques. Rendez-nous nos pissotières Madame la maire Anne Hidalgo !