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Punk Without the Down and Dirty Frimer

Joe Strummer

Zéro pointé pour l’expo du Metropolitan Museum of Art de New York qui organise une rétrospective Punk en manque d’inspiration ou d’imagination. Le conservateur de cette expo intitulée "Punk : Chaos to Couture" s’est planté...  Comparer un modèle Riccardo Tisci pour Givenchy (2008) à la créativité vestimentaire punk des années 76 -79 est une véritable hérésie et un contre-sens : les punks étaient tout le contraire des gravures de mode affichées pour le new look bon chic bon genre dans le « Costume Institute » du MMA.

Riccardo Tisci pour Givenchy

Le code couleur d’abord, noir, argent et rouge sang bien sûr ! Le blouson ? le micro-perfecto seyant mais vieilli, éraflé et écorché par les pogo déchaînés. Le jean ? Hyper moulex, noir et usé jusqu’à la trame, éraflé par les rixes à la sortie des concerts, et autres dérives de caniveaux hurlants. L’épingle à nourrice était notre cocarde, portée comme une médaille pour embrocher mégots de cigarettes ou les effigies de son garçon boucher en photomatons ! La toile de jute des sac de pommes de terre était portée à cru avec pour seul bijou, un décapsuleur à bières ! Les copains étaient tenus en laisse avec collier étrangleur tellement ils risquaient de mordre le soixante-huitard défroqué et repenti en fonctionnaire de la sécu médiatique.

les filles étaient prépubères ( moyenne d’âge 14 ans !), cheveux en brosse peroxydés, lunettes noires pour nos nuits blanches et autres orgies dionysiaques, myriade de badges subversifs et désespérés, plantés dans la chair pour seule parure, le soutien-gorge en latex, taille sanglée sous un imper d’argent dont les manches étaient déchiquetés avec les dents. On retrouve un vestige de notre make-up sur la défunte Amy Winehouse, bien inspirée, ma foi ! Quant aux chaussures ? Des Doc Martens et bottines aussi pointues qu’une lame de couteau, les talons- aiguilles en guise d’armes de séduction ! Les lieux abyssaux au bord du "trou des Halles" nous donnaient le vertige, c’était bon , exaltant de liberté et de sédition ! la Pelfort coulait à flots et accompagnait nos virées à l’OPEN MARKET, temple de la musique punk-rock, chez mon ami Marc Zermati où l’on pouvait écouter les Clash ,Dr Feelgood et Television.

Edwige auto- proclamée Reine des punks…

Nos escapades aux Puces de Saint Ouen et Outre- Manche échouaient sur le macadam londonien, dans la légendaire boutique SEX , située sur Kings road où nous glanions notre inspiration débridée pour nos guenilles, antre mythique gardée jalousement par Malcom Mc Laren, producteur des New York dolls et des Sex Pistols, et sa compagne, Vivienne Westwood, autre enfant terrible et excentrique de la mode punk, qui habillera Johnny Rotten et consorts...

Johnny Rotten

Le futur n’avait pas d’avenir et nous l’avions choisi, aujourd’hui le « No Future » prend tout son sens, mais il nous est imposé !

Djemila

La suite dans mes mémoires d’outre-siècle !