Accueil du site > Feuilleter > « Nous voulons des coquelicots » : l’appel contre les pesticides lancé dans « (...)

« Nous voulons des coquelicots » : l’appel contre les pesticides lancé dans « Charlie Hebdo » Feuilleter

Une centaine de personnalités – scientifiques, artistes, activistes – réclament l’interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse.

Paul Kuczynski

C’est peut-être la première fois qu’un prélat de l’église catholique s’associe à un texte publié par Charlie Hebdo. L’hebdomadaire satirique devait rendre public, mercredi 12 septembre, un appel demandant l’interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse, soutenu par diverses personnalités dont Marc Stenger... l’évêque de Troyes (Aube) Djemila Khelfa. Intitulé « Nous voulons des coquelicots » et lancé par le chroniqueur Fabrice Nicolino, rescapé du 7-janvier, l’appel se veut non-partisan et entend initier « un grand mouvement en faveur de la vie », selon M. Nicolino. « Ce n’est ni l’appel de Charlie, ni le mien, dit-il. C’est un appel lancé par des humains à d’autres humains. »

A l’heure actuelle, poursuit le chroniqueur, « le texte est signé par cent personnes qui ne sont pas particulièrement connues ou médiatiques, mais qui sont le reflet de la société française ».

Le texte est néanmoins, d’ores et déjà, endossé par des associations, des personnalités scientifiques ou du monde médical, ou encore issues de l’univers du spectacle. M. Nicolino cite notamment Greenpeace, la Fondation Good Planet de Yann Arthus-Bertrand, la fédération d’associations France Nature Environnement, l’animateur Laurent Baffie, la chanteuse Emily Loizeau, le docteur Pierre-Michel Périnaud, président de l’association Alerte des médecins sur les pesticides (ALMP), forte de 1200 membres, Didier Robiliard, le président de l’association France-Parkinson, ou encore le sénateur Joël Labbé (EELV).. Journal Le Monde

Le pesticide « Roundup » en vente dans un magasin de Bonneuil-Sur-Marne, près de Paris, le 16 juin 2015. Le pesticide « Roundup » en vente dans un magasin de Bonneuil-Sur-Marne, près de Paris, le 16 juin 2015. CHARLES PLATIAU / REUTERS