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NOMAI : Je suis une African Queen ! Djemilove

D’où viens-tu Nomai ?

Je suis née en Afrique, ma famille est d’origine ouest africaine. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de dix-sept ans. La culture africaine coule dans mes veines. j’avais soif d’apprendre donc j’ai pris un avion pour étudier à Stockholm. Les auteurs de la négritude m’ont passionné ! Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon- Gontran Damas. il m’ont transmis le goût de la poésie, j’en écris un peu. Je suis tissée par mes origines ethniques, mes lectures, et Grace Jones également, qui a été une artiste d’avant-garde et très vite populaire grace à la publicité ( Jean-Paul Goude) . J ’en joue dans mes performances. La vie est un jeu !  Stockolhm, c’était cool mais trop calme, très petit. Direction Paris. Quand je suis arrivée, je ne connaissais personne, alors j’ai commencée à sortir la nuit. Club Sandwich, puis les soirées d’Emmanuel Caurel, Julien Bizarrelt et Patrick Vidal. J’amenais un univers que les personnalités de la nuit n’avait plus l’habitude de voir. Je ne suis pas disco, je ne suis pas fashion. Je suis une african queen.. 

Ni homme ni femme ?  

Je joue avec le genre. Je ne suis pas définissable. Quand on me voit, on ne sait pas et c’est ce que j’aime. Si l’on me dit « Bonjour Madame », je réponds « Pourquoi Madame ? ». Je ne suis pas déguisée. Je couds mes costumes moi-même, c’est un travail très personnel. J’essaie d’inventer des formes. . Longtemps, je me suis sentie dans une cage, étouffée par des visions extérieure. Je n’ai ni gêne ni peur à être telle que je suis. I don’t care. J’aime le risque. Ce qu’il manque en France, c’est certainement le goût du risque. Ma différence, c’est aussi que je n’essaie pas d’être belle. Je n’essaie pas de plaire. Sur scène, quand ça ne me plaît pas, je m’en vais. Quand je danse, je recherche une progression, sur scène je transmet mon héritage tribal. Je suis entrée en transe deux fois depuis que je suis à Paris. Je m’arrête plus : c’est violent ! 

As-tu des projets ? Un agent ?   Je n’ai pas UN agent mais CINQ agences ! Récemment, j’ai tourné dans une pub pour un réfrigérateur en Allemagne. À Berlin je me sens chez moi. J’ai des propositions pour jouer au cinéma. je suis dans un film qui sort la semaine prochaine, Jour J de Reem Kherici. J’ai une scène de danse avec Nicolas Duvauchelle. Perchée sur mes talons, 25 cm, il m’arrivait au nombril Il était un peu émoustillé ! C’était fun ! Sinon, je fais beaucoup de performances, d’évènements, entre Paris, Berlin et Londres. La nuit dance. On commence à sortir de cette idée qu’il faut sortir pour se montrer et se défoncer. Je travaille avec le SALÒ, c’est un RVD underground : il y a des jeunes, des vieux, des homos et des hétéros, tous très ouverts d’esprit et aussi Badaboum club. Je ris avec eux ! Rire, c’est essentiel.