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Les bêtes du Sud Sauvage Flâner

C’est un premier film. Alors oui, la caméra danse, comme les acteurs. Dans la salle le spectateur suit le rythme. Les cœurs battent, on les entend distinctement. Cœur de poulet ou cœur d’humains, ce sud sauvage les rend tout proches les uns des autres. C’est le bayou, il y a plus d’eau que de terre. Et l’eau montera encore, comme elle l’a déjà fait, et elle emportera tout ce qui reste des baraques bancales et des bicoques sur pilotis. Ceux qui vivent là ne sont pas des familles, pas une tribu, c’est une horde primitive, comme celle des premiers hommes des cavernes. Ils ne veulent rien savoir de ce qui se passe plus loin, là où il y a des villes, des écoles, des hôpitaux. Ils ne veulent que vivre, se tenir chaud les uns les autres. Parmi les bêtes, rôdent les terribles aurochs revenus de la préhistoire, qui mangent des enfants au petit déjeuner. C’est ce que croit Hushpuppy (Quvenzhané Wallis) , délicieuse gamine de 6 ans, élevée à la dure par son père...

Hushpuppy doit apprendre à se débrouiller seule, vite. Alors elle attrape la nourriture à la volée, apprend à pêcher le poisson à la main, ne recule pas devant ce qui grouille, rampe et fourmille. Le réalisateur Benh Zeitlin montre une incroyable Amérique qui ne s’adonne ni au Coca ni au Mac Do, qui se nourrit d’une intense liberté et qui goûte avec plaisir les croustillants beignets d’alligator. Les meilleurs du bayou ! Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin Allocine

MHM