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JACQUES DERRIDA ce soir sur ARTE à 22h25 . People’tte

Jacques Derrida

Pendant longtemps, ceux qui s’intéressaient à Jacques Derrida n’ont rien su de lui. Ou presque. Il y avait ses livres, très nombreux, ce concept qu’il a inventé – la déconstruction – devenu un signe de ralliement dans le monde entier, des traductions dans une cinquantaine de pays. Et puis, au fil du temps, les textes à la première personne ont commencé à apparaître, tout comme les récits enregistrés ou filmés. Il y avait aussi cette immense bibliothèque parsemée de photos dans la maison de Ris-Orangis, en banlieue parisienne, où Derrida vivait et écrivait lorsqu’il n’enseignait pas aux quatre coins du monde. Autant de traces qui dessinent, non pas une autobiographie, mais le parcours d’une pensée enracinée dans les soubresauts du siècle. L’Algérie bien sûr. Jackie Derrida y est né juif et a connu l’exclusion du collège à 12 ans en 1942, quand les lois antisémites de Vichy ont été appliquées outre-mer. La France ensuite, où Derrida, malgré sa hantise des concours, entre à l’École normale et passe son agrégation. Il y publie un premier texte remarqué en 1962, une introduction à L’origine de la géométrie de Husserl, et assiste – de loin, lui reproche-t-on – aux événements de Mai-68. Les États-Unis enfin, où il devient une idole. Car, si sa pensée singulière – faisant fi des frontières entre les disciplines, notamment entre la philosophie et la littérature – déplaît aux institutions françaises, les universitaires américains s’en emparent avec enthousiasme et en tirent bientôt la French theory (dont les gender studies)…

Penser et vivre selon Derrida

De son enfance en Algérie jusqu’à sa mort en passant par sa surmédiatisation dans les années 1980, Benoît Peeters, auteur d’une biographie du philosophe, et la documentariste Virginie Linhart (Histoires de gauche ; 68, mes parents et moi…) proposent de reprendre le fil de la vie et de la pensée de Jacques Derrida pour en dégager toutes les coïncidences. Un portrait à la fois sensible et juste, réalisé à partir d’archives personnelles, d’images des actualités, d’extraits d’entretiens sonores ou télévisés du philosophe. Avec en contrepoint le témoignage de son épouse et de ses amis, de philosophes et intellectuels français – Étienne Balibar, Jean-Luc Nancy, Hélène Cixous, Élisabeth Roudinesco, Philippe Sollers… – mais aussi allemands et américains.

Sur ARTE mercredi 08 octobre à 22h25 (53 min)

Corto Maltese de retour, 20 ans après la mort de Hugo Pratt. People’tte

20 ans après la mort de son créateur Hugo Pratt, Corto Maltese, le légendaire marin romantique, reprendra du service en 2015 sous la plume de deux auteurs de BD espagnols.

Depuis l’album MU, la cité perdue, paru en 1992, et la mort du célèbre auteur de bande dessinée italien en 1995, le mythique marin au charme insolent, portant casquette et boucle d’oreille, n’était pas réapparu.

L’album à paraître à l’automne prochain sera la 30e aventure de Corto Maltese. Elle est imaginée par le scénariste espagnol Juan Diaz Canales (Blacksad) et mise en scène par son compatriote, le dessinateur Ruben Pellejero (Dieter Lumpen).

Hugo Pratt était d’accord.

Contrairement à Hergé qui ne souhaitait pas que Tintin lui survive, Hugo Pratt désirait que son personnage continue de vivre après lui, explique la maison d’édition Casterman  : « Je ne suis pas choqué à l’idée que quelqu’un puisse un jour reprendre Corto Maltese », déclarait Hugo Pratt, né en 1927 à Rimini, et qui avait créé Corto Maltese en 1967.

Ce que confirme Patrizia Zanotti, sa légataire universelle, conseillère artistique et gestionnaire de son oeuvre.

L’histoire située en 2015

Le héros de Pratt est resté bien vivant dans l’imaginaire de millions de lecteurs à travers le monde. En 2002, un long métrage d’animation, La Cour secrète des Arcanes, avait été adapté de l’album Corto Maltese en Sibérie. En 2011, l’exposition consacrée à l’oeuvre d’Hugo Pratt à la Pinacothèque de Paris avait rencontré un grand succès, 25 ans après la grande rétrospective qui lui avait été dédiée au Grand Palais.Le nouvel album paraîtra simultanément en octobre 2015 en français et en néerlandais chez Casterman en italien chez Rizzoli-Lizard et en espagnol chez Norma. L’histoire devrait se passer en 1915 dans le froid... Le titre n’est pas encore arrêté.

DS Cannes au tapis ! People’tte

Voisin du temple hérétique du podium de canal + , en marge des marches du palais du festival, émergent du tapis sablonneux, un autre palais - impérial celui-là - le Taj Mahal - et autres sculptures éphémères de sable de l’artiste Sudarsan Pattnaik, patronné par l’ambassade d’Inde à Paris. Un vernissage improvisé réunissait ce soir vendredi quelques badauds interloqués et invités sur la grève à partager des petits fours indiens loin des flonflons, strass et paillettes du tapis rouge, et de la façade du Carlton , massacrée pour l’occasion par une affiche de film dont on taira le nom, on ne peut plus kitsch , Stalone en frontispice… trônant comme une idole profane sous les phares ébahis des Porche, Ferrari et autres Maserati, la seule matière grise de la Croisette !

Le tapis rouge plus loin attend impatiemment la venue d’Abel Ferrara , en manque. d’inspiration semble t-il, venu présenter son DSK. DSCannes devrait - on dire- tant l’existence même du film et le thème traité , un énième biopics sur le fric et le cul, qui ne sortira pas sur les écrans mais directement en VOD ( pour 7€ !!! ) - on le comprend comme une économie subsidiaire sur la sortie en salle - devrait faire rougir de honte le tapis , de plus en plus souillé par des cinéastes qui ont du mal à nous faire rêver tant “l’avenir de cette illusion” semble engluer dans le réel et le sordide , à l’inverse, le rêve de pacotille insolent d’opulence et de luxe de Grace ( de Monac !) qui n’a rien de gracieux hélas !

Après le plaidoyer rédempteur d’ Anne Sinclair, les yeux bordés de reconnaissance devant les questions complaisantes de Laurent Delahousse lors de l’émission "Un jour , un destin " diffusée fin avril sur France 2 , lénifiante et auto- édifiante , destinée à redorer le blason sali du couple politico-médiatique ( encore un !) , voici venir, sous le ciel livide et l’atmosphère torpide du festival à demi-éventé , l’autre statue du commandeur - un DSK en Depardieu - Jacqueline Bisset en richissime vertueuse cocufiée ( Adjani ayant refusé !) dans le rôle des " Diaboliques " , pauvre Clouzot !

Cannes s’étire et s’assoupit dans la morne après -midi de mai sous un ciel voilé et le regard désabusé , lunettes noires sur le nez , d’un Marcello Mastroianni ( effigie de la 67 ème session du festival ) qui semble regretter le scandale que provoquait chaque film de l’artisan Fellini, silhouette fantomatique disparue à jamais dans le cimetière marin cannois , emportée par les sirènes festivalesques, prévisibles et sinistres du business movie à esthétique de téléfilm téléréaliste !

Silence, on tourne ! Moteur… en panne !

Et pour les véritables amateurs de Camera obscura on peut toujours se consoler en rentrant dans La Chambre bleue de Mathieu Amalric (2014), d’après SIMENON

© Alfama Films (ex-Alma Films)

Yann Thomas et DjemiLove

COUPE DE FRANCE : UNE FINALE SUR LA « BREIZH » ! People’tte

Mai 2009, mai 2014, l’histoire se répète et pour la seconde fois, Guingamp (EAG) et Rennes vont s’affronter ce soir sous les (corne-) Muses protectrices du football breton Stade de France à Saint Denis, ville qui, ironie du sort, accueillit 200 000 immigrés bretons aux lendemains de la Grande guerre. Ce sera assurément une « Gouel ar Vretoned » ( fête des bretons) puisque l’enceinte du stade y accueillera 80 000 âmes dont 40 000 ont fait le déplacement depuis l’Armorique ! On y entendra chanter le « Bro Goz ma Zadou », le « land of my fathers » de la Petite Bretagne, hymne national repris en cœur par les 80 000 spectateurs dans une ambiance pacifique, cordiale et respectueuse de l’adversaire, en témoigne la Finale de 2009 où pas un seul incident n’avait dû être déploré lors de l’événement entre des supporters qui respectent leur drapeau ( Gwen a du ) mais aussi la Marseillaise, rencontre festive qui s’était soldée par la victoire 2-1 de Samson ( Guingamp 8000 habitants, ligue 2 à l’époque) et Rennes 300 000 habitants ( ligue 1)

Espérons pour « les paysans » - c’est ainsi que les rennais nomment les guingampais de Basse – Bretagne - feront un retour victorieux sous l’égide du maître à danser, le jeune entraîneur guingampais , Jocelyn Gourvennec, pour son 1er titre !

Yann Thomas

Alors, Woa Roag Gwengamp » ! ( En Avant Gwengamp ! En avant Guingamp, EAG !) DjemiLove

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Lors du Gala officiel pré-Grammy, Rihanna porte une robe de satin de soie collection Couture Eté 2014 d’Alexandre Vauthier

Jimmy Nelson photographe

CARA DELEVINGNE à la mode

Lucas, footeux pacifique Lucas 18 ans et toutes ses dents ! Son quartier général : le stade Charléty . Footeux fanatique mais pacifique, il étudie le journalisme et sa plume va courir après le ballon. Son encre, il entend bien la verser sur tous les champs d’honneur du sport ! A STUDEC TV, on le prépare aussi au rôle de présentateur TV. Avec son jeans très James Dean et sa mine argentine, il crèvera l’écran et les cœurs !

Marie Laure de Decker

Marie Laure de Decker, oeil du demi siècle. Depuis 1972, Marie Laure parcourt la planète pour en fixer les évènements majeurs. Reporter-photographe de renom, collaboratrice de l’agence Gamma, elle parcourt le monde et témoigne en faveur des artistes. Conflits et rencontres au XXe siècle, rien n’a échappé à son objectif. Proche des artistes, elle a réalisé de très nombreux portraits : Gilles Deleuze, Pierre- Jean Jouve, Patrick Modiano, Gabriel Garcia-Marquez, Satyajit Ray, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Jacques Prévert, Orson Welles etc ...

Pascal Humbert

©Djemilove Nouvelle Affaire, 5 rue Debelleyme 75003 Paris +33 1 44 61 27 70 Victoire de Castellane