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De plus en plus d’éléphants naissent sans défenses à cause du braconnage

Une part de plus en plus importante d’éléphants, dont la population est en fort déclin sur le continent africain, naît sans défense. Une évolution génétique liée au braconnage intensif.

Joyce Poole, à la tête de l’association « La Voix des éléphants », suit le développement des éléphants depuis plus de 30 ans. Et il a donc observé une corrélation entre le braconnage intensif lié au trafic d’ivoire et le pourcentage croissant de femelles éléphants nées sans défenses, comme il l’a expliqué au Times.

La France va interdire le commerce de l’ivoire sur son territoire Ainsi, dans certaines zones géographiques, 98% des femelles éléphants viennent au monde sans défenses selon les chercheurs alors qu’elles étaient entre 2% et 6% en moyenne il y a encore dix ans. Près d’un tiers des éléphants d’Afrique ont été illégalement abattus par des braconniers au cours des dix dernières années pour répondre à la demande asiatique en ivoire, en particulier en Chine, rapporte The Independant.

Photo : Amoghavarsha,

Environs 14.000 éléphants ont été tués entre 2007 et 2014 entraînant un risque d’extinction totale de l’espèce dans certaines zones géographiques. Résultat : les éléphants d’Afrique pourraient, à la manière de leurs cousins asiatiques, muter génétiquement pour naître sans défenses, préviennent l

LES DEUX DINOSAURES ET L’INDOMPTABLE EGERIE. PAR MUSTAPHA SAHA. Feuilleter

LES DEUX DINOSAURES ET L’INDOMPTABLE EGERIE. PAR MUSTAPHA SAHA.

Une photographie peut dire plus qu’une thèse emphatique. Quand deux dinosaures de l’intellection contemporaine, Edgar Morin et Alain Touraine, encadrent Djemila Khelfa, leur muse providentielle, figure inébranlable de la contre-culture, la saugrenuité séductive s’inscrit, avec bonheur, dans l’apagogie détonante de Jean Baudrillard, incurable trouble-fête soixante-huitard, analyste inclassable de la dérive consumériste, de la manipulation mercantile des signes, de l’aliénation symbolique, débusqueur fracassant des insignifiances sous fausses cohérences, traqueur agaçant des réalités illusoires, des virtualités collusoires, des certitudes provisoires. Deux penseurs du chaos dans le chaos de la pensée trouvent leur égérie dans l’esthétique transgression de la platitude ambiante. L’icône des marginalités insolentes, démystificatrice des officines institutionnelles, inspire paradoxalement les audaces théoriques d’universitaires établis.

L’infernale chérubine de la Bande des Halles, prêtresse incorruptible de salutaires extravagances, illumine l’autorité mandarinale d’étincelles fascinatoires. Djemila Khelfa, indémodable prophétesse des années punk, discrète pythonisse des temps numériques, liquidatrice des références reconnaissables, métamorphose son corps et son être en œuvre artistique. Tantôt sirène imprévisible se coulant dans la simulation comme poisson dans l’eau, tantôt tigresse lacéreuse des coursives, coup de pied dans la fourmilière en guise d’attitude. Le magazine Façade fructifie sa silhouette atypique. Andy Wahrol la consacre « parfaitement graphique ». La parodie se grime de tenue provocatrice. Les enfants terribles de la haute couture, Thierry Mugler, Adeline André, Olivier Guillemin, Maison Hermès en première ligne, se précipitent. Puisque la tyrannie médiatique lamine le vivant dans ses représentations fallacieuses, la caricature se tourne et se retourne comme un gant de velours. Il ne reste pour être visible que le jeu des apparences. Dada revient par la fenêtre. Esthétique minimale et goguenardise sismale. Les cinéastes underground tournent leurs films sur macadam étoilé de lueurs obscures, dans les entrailles parisiennes et les ruelles serpentines, les cours nébuleuses et les garçonnières clandestines. Le décor ironique orchestre le challenge frénétique. L’image se fragmente dans la pénombre. Pierre et Gilles mythifient les grimaces. L’authenticité se dissout dans la chimère affective. La gloire s’acquiert et se perd sur un coup de dé. La séduction se fonde sur le principe d’incertitude. L’amour n’est qu’un code informatique. Le charme robotique de la technocratie régnante se décale dans le fantasme numérique. Le marketing culturel soigne les vitrines. En ces temps où la nullité se proclame et se revendique comme label de postmodernisme, Djemila Kelfa, posture imperturbablement féline, imperméable aux fluctuations fashioniques, garde intacts son profil incomparable, sans griffe identifiable, et son impact énigmatique.

Drôle de compagnie. Deux monstres canonisés de la sociologie flanqués d’une contestataire génétique. La pensée bloquée prend la tangente. Jean Baudrillard jaillit de son sarcophage. Le philosophe maudit quitte définitivement les sentiers battus de la validation académique, de l’homologation scientifique, renoue avec notre utopisme nanterrois hors militantisme stérilisateur, pour se lancer à corps perdu dans la photographie. « L’écriture de la lumière » capte au vol le monde rhizomique en perpétuelle transfiguration kaléidoscopique. Le poète incompris se convertit en chasseur d’images sans lâcher sa plume, entame ses périples fous aux quatre coins de la planète, découvre dans les étendues américaines, où « les ordures mêmes sont propres, le trafic lubrifié, la circulation pacifiée », des déserts vidés de désir, des conforts écurés d’espérance, des prospérités gavés d’ignorance. Gigantesque parc d’attractions où l’architecture reproduit à grande échelle le décorum hollywoodien, où les faux-semblants se déclinent en couleurs primaires sur panneaux publicitaires, où l’image sociale se réduit au gros cigare des commanditaires. Le simulacre dans toute sa splendeur. L’humain chosifié par sa totémisation des objets de consommation. La société atomisée par l’omnipuissante technostructure.

Les apparitions foudroyantes de Djemila Khelfa retentissent comme des diffractions visuelles en résonance avec les axiomatiques badrillardiennes. Plusieurs plasticiens soulignent, dans leurs épures rouges et noires, la part d’ombre stylée sur fond translucide, l’ambivalence déroutante sous lumières lactescentes, les cambrures suggestives sur lignes fuyantes. La fin des illusions, symptomatique de la désintégration des valeurs dites universelles, des schèmes occidentaux en décrépitude, se formule comme une illusion de la fin, une explication apocalyptique des crises en chaîne, un tri-millénarisme cataclysmique. Le présent s’efface au fur et à mesure qu’il advient dans ses accroches sémiotiques. Les signes explosent en feu d’artifice abolissant instantanément leurs propres traces. Il ne s’agit même plus d’éternel retour nietzschéen. La réversibilité, ultime tentative de s’accrocher à une raison d’exister, bute sur la disparition des origines. La preuve s’annihile dans l’épreuve de l’égarement. Les événements se centrifugent, se vaporisent et se volatilisent. Le passé se démantèle faute de se projeter dans un devenir. L’horizon se dissipe dans la transfinitude. La mémoire artificielle engloutit toutes les mémoires mémorisables. L’histoire tourne en roue libre. Les intellectuels, outillés de postulats obsolètes, constatent, impuissants, les circonvolutions sans fin. Les technocrates, incapables de remettre les compteurs à zéro, comptabilisent les déficits. L’angoisse communicative puise son sens dans le non-sens. Le stress se cultive comme une distinction sociale. Les secousses continuelles n’épargnent aucune assise, aucune fondation, aucune substruction. Il n’est d’autre partage que le sentiment de déracinement. Toute chose s’aseptise jusqu’à l’anéantissement. Tout s’accélère, tout se désagrège dans la précipitation générale. Le vertige du vide, jeu de miroir des fuites en avant, produit et reproduit le vide la pensée. Le « no future » du mouvement punk s’intériorise collectivement au moment où il cesse d’être un cri de révolte générationnel.

DjemiLove pratique instinctivement la sentence baudrillardienne : « le réel n’est plus possible ». Edgar Morin constate, dans ce sillage, « la faible réalité de la réalité ». Les concepts libérateurs du totalitarisme rationnel ne nichent-ils pas dans les traverses créatives ? « Le transfert poétique de situation », cher à Jean Baudrillard, opère par synchronicité magique. L’espace et le temps fusionnent dans la saisine alchimique du moment. Le dialogue avec l’inoxydable impertinence baigne la photographie d’une ombre interpellative. La bête de scène, bouche voluptueuse, prunelles langoureuses, anticipe la pose, se transpose dans l’immortalisation de l’instant. Les deux patriarches, surpris par l’objectif, semblent émerger d’une plongée méditative. L’improbable amitié se réalise dans les fugacités convergentes.

© Mustapha Saha

Photographie : Djemila Khelfa avec Edgar Morin et Alain Touraine à l’occasion d’un hommage à Jean Baudrillard.

Dans l’opulence des nuits et des jours : entretien avec Djemila Khelfa Feuilleter

lelitteraire.com

Djemila Khelfa tra­verse le temps : il n’a pas de prise sur elle. A cela une rai­son majeure : l’icône n’est pas une image, elle est habi­tée. Outre sa beauté, la bous­cu­leuse des idées reçues prouve au fil des jours son intel­li­gence et une éner­gie com­mu­ni­ca­trice. Elle reste la mouche de bien des coches avec pour devise : qui m’aime me suive. Les autres n’ont qu’à pas­ser leur che­min. Issue du quar­tier des Min­guettes de la ban­lieue lyon­naise, elle est deve­nue Reine des nuits pari­siennes et source d’inspiration pour de nom­breux sty­listes, elle pose pour des cam­pagnes Her­mès, YSL, Comme des gar­çons. Andy Wha­rol anti­ci­pait sa moder­nité en disant : ” Je trouve Dje­mila par­fai­te­ment gra­phique, elle est le pro­to­type de la femme de l’an 2000″. Pour preuve, elle est un modèle de Mon­dino et la Muse de Pierre Et Gilles.

Elle n’a cessé de reti­rer les baillons qui entravent les créa­teurs en herbe afin de faire adve­nir ce qui chez eux est encore en germe. Evi­tant de s’apitoyer sur elle-même, Dje­mila Khelfa pos­sède la fureur enjouée pour faire voler en éclats les inter­dits. Sa liberté va crois­sant et son élan l’emporte vers celles et ceux qui ont tou­jours quelque chose à réa­li­ser. Elle les accueille pour qu’ils la rejoignent. Reste cachée en elle l’enfant d’avant : mais pas ques­tion de jouer les femmes infan­tiles. Dans les fêtes les plus folles, son sou­rire est tout sauf futile et ses atten­tions ne sont pas fac­tices. Elle traite de la même façon un prince de la nuit que le balayeur du Paris qui s’éveille. Que deman­der de plus ?

 Entretien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

L’incréé, Dieu.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?

En par­tie per­dus dans le Léthé, le reste est à venir.

A quoi avez-vous renoncé ?

Fon­der une famille.

D’où venez-vous ?

Des 4 élé­ments pré­so­cra­tiques : l’eau le feu, la terre , l’air.

Qu’avez-vous reçu en dot ?

La grâce.

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?

Rire.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres égé­ries ?

Je ne suis ni homme ni femme ni enfant.

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?

Cet homme seul, désarmé, devant 4 chars de l’armée chi­noise, Place Tia­nan­men en 1989.

Et votre pre­mière lec­ture ?

« Le Blé en herbe », Colette.

Quelles musiques écoutez-vous ?

Funk, rock, blues, musiques arabes.

Quel est le livre que vous aimez relire ?

« Mort à cré­dit », Céline.

Quel film vous fait pleu­rer ?

La fin du film « Les 400 coups » de Fran­çois Truffaut.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?

Une belle femme.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?

A ma mère.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?

Le Pont Neuf, Paris.

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?

Char­lie Chaplin.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?

Une Twizy.

Que défendez-vous ?

Les gens qui dorment dans la rue.

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas” ?

Je tourne les talons et je m’en vais.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“

Depuis quand quoi ?

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?

Si j’étais heureuse ?

Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par Jean-Paul Gavard-Perret pour lelitteraire.com, le 21 octobre 2017 (photo Quen­tin Caf­fier)

PS : Rédactrice de mode et musique pour le Magazine Façade .

L’échec de l’abrogation de l’Obamacare consacre l’impotence de l’administration Trump..! Feuilleter

La présidence de Trump prend l’eau de toute part. Le milliardaire a essuyé un échec humiliant sur la réforme de la santé et les rivalités qui déchirent sa garde rapprochée s’étalent au grand jour. Le Soir

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Cyrille Putman : est galeriste d’art contemporain Galerie Cyrille Putman 60 rue du 4 septembre 13200 ARLES 06 72 21 16 96 Il a alors contribué à la reconnaissance d’artistes comme Huang Yong Ping, Fabrice Hubert et Maurice Benayoun. Il écrit des livres comme Premières pressions à froid et Bilan provisoire (Calmann-Lévy).

Robert Mapplethorpe Dans la vie noire et blanche de Robert Mapplethorpe de Judith Benhamou-Huet chez Grasset

200 pages à l’iconographie gargantuesque retrace toute l’histoire d’un mouvement fulgurant et mondial : le PUNK 1975 : le punk, dur, noir, brutal. RUSS BESTLEY, qui travaille au London College of Communication, est l’auteur de nombreux ouvrages et essais sur le design et la culture populaire. ALEX OGG est historien de la musique, il est considéré en Grande Bretagne comme le meilleur spécialiste du punk et du hip-hop. PUNK– Préface de Tristan des Guilty Razors

Dior Glamour dévoile pour la première fois une centaine d’images tirées des archives du célèbre photographe du magazine Life, présentant les coulisses de la Maison Dior et l’élégance mythique des années 50. Dior Glamour par Mark Shaw 216 pages – Editeur Rizzoli – Prix : 90 euros

En finir avec Eddy Bellegueule, d’Édouard Louis, Le Seuil, 220p, 17€. Édouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l’insoumission en héritage (PUF, 2013).

Au lendemain de la mort de Claude Lévi-Strauss, en 2009, Maurice Godelier a entrepris de relire systématiquement chacun de ses textes pour en établir la pertinence au regard de la science actuelle. C’est un demi-siècle de livres, d’articles, de conférences qu’il remet ainsi à plat, dans un étonnant exercice d’admiration critique.

En finir avec le S.I.D.A par Jacques Leibowitch Publié le : 1er mars 2011

C’est un hôtel bijou ! Peut-être le plus romantique de Paris. Comme dit si bien Baudelaire : "Tout y est ordre, luxe, calme et volupté". Jean Louis Costes a invité l’artiste photographe Arno Nollen à restituer dans un livre, l’ambiance, les personnes et les objets de l’univers costien. Dans cet ouvrage à la reliure d’une somptueuse sobriété et riche en images-tableaux, les habitués de l’endroit trouveront des chefs d’œuvres pour peupler leur existence quotidienne. Avec Baudelaire, Arno Nollen nous chuchote à l’oreille "ici tout parle à l’âme en secret" !

Livre Costes, 209 pages, photographies Arno Nollen , édition limitée à 800 exemplaires. En vente à l’hôtel Costes 239 rue Saint-Honoré, Paris 1er. Tel. 01 42 44 50 00

Résumé :Un homme envoie un sms à sa maîtresse, au lendemain de leur première nuit. Mais par habitude, il expédie ce message à sa femme, qui est en voyage, sans portable et loin de tout...

FACADE 15 IS COMING