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Tan Guidicelli, l’homme qui ne s’intéressait pas aux femmes mais à leur miroir. Djemilove

Portrait : Jöel Lebon / Collage Patrick Houcarde

Pierre Passebon – et la Galerie du Passage consacrent une exposition à Tan Giudicelli, feu-follet de la haute couture qui apparaît et disparaît au-dessus des nécropoles de la mode qu’il a pu conspuer comme idolâtrer au gré de ses saillies aussi piquantes que les « griffes » acérées des maisons qu’il a contribué à révéler ou réinventer : Dior, Nina Ricci, Chloé, Hermès. Celui qui se dit fils d’un « amour coupable » entre un soldat corse du corps expéditionnaire français en Indochine et d’une mère vietnamienne, Tan a gardé de son extraction double culture le goût des contrastes, des paradoxes et autres provocations sulfureuses dans ses créations vestimentaires comme dans ses parfums : entre sensualité orientale et rigueur occidentale, mystique du levant et modernité du couchant, entre le yin et le yang.

Electron libre, Tan a gardé de son enfance tragique dans une pays en guerre miné par le colonialisme, l’anticolonialisme et enfin l’enfer communiste, l’esprit aérien de celui qui sait que seule la mort est sérieuse ici-bas. Silène -Socrate bisexuel « comme on est bipède ou bilingue », il vilipende l’esprit de sérieux de la « Mode » , celui de ceux qui croient encore quelle n’est pas démodée à peine née. Il stigmatise encore davantage le « prêt-à-porter » démocratique qui sonne le glas de la distinction aristocratique de la haute couture. Misanthrope amoureux de la haine « seule vivante et créatrice », pourfendeur de l’amour guimauve « rien d’autre qu’une perversion » , il a gardé de son tropisme Outre- Atlantique, le sentiment d’une liberté absolue contre tous les conformismes ambiants, y compris celui du communautarisme « gay, végétarien et gauchiste, le comble ! » . Haro sur les vegans - bobos –hétéros et autres LGBT du siècle naissant !

Artiste , styliste, et parfumeur génial, il a compris que le « parfum habille l’intime comme une seconde peau, » comme une enveloppe mémorielle aux effluves de Santal ou de jasmin qui demeurent comme des réminiscences involontaires d’une enfance indochinoise refoulée.

Homme -sphinge, il rêve d’installer une car wash station en plein désert d’Arizona , tenir un saloon à Palm Spring pour y inviter des routiers de passage descendant de leurs gros camions boire un verre et s’accouder au comptoir rouge framboise , histoire de tester leur virilité . Tan est aussi un androgyne qui se fantasme en créature féminine blonde avec des seins opulents, une meute d’hommes à ses trousses pour essayer

sur lui ses propres robes, lui qui prétend dans une ultime provocation « ne pas s’intéresser aux femmes mais à leur miroir ».

Tan Giudicelli n’aurait pas démenti l’adage de son contemporain aussi déroutant que lui, Guy Debord : « Dans un monde inversé, le vrai est un moment du faux. »

Avis aux amatreurs.es !!!

"Propos recueillis dans un entretien donné à Bettina Rheims dans la revue Egoïste, N°1, 1977".

Tan Giudicelli ,

-Dessins et accessoires-

VERNISSAGE

Jeudi 28 juin 2018 à partir de 18 heures

Exposition Vendredi 29 juin au samedi 28 juillet 2018

20/26, galerie Véro-Dodat – 75001 Paris Tel : 01 42 36 01 13 - mail@galeriedupassage.com Ouverture de 11h à 19h, du mardi au samedi ©Tan Giudicelli,

Collage Patrick Hourcade, 2018 Ouverture de 11h à 19h, du mardi au samedi L’entrée de la galerie Véro-Dodat se situe au niveau du 12, rue Croix des Petits Champs

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FONDATION GIACOMETTI : Patti Smith et Jean Genet, un chant d’amour ! Djemilove

Au coin de la rue, L’aventure, titraient les philosophes en herbe A. Finkelkraut et P. Bruckner dans un essai consacré à cette dernière en 1979. En effet, j’ai pu en faire l’expérience au hasard de mes pérégrinations sur les trottoirs de la capitale, par ces " bons soirs de juin ". Mes pas me conduisirent bien opportunément Jeudi 20 juin, veille du solstice d’été, vers le sculpteur de "L’Homme qui marche", au 5 rue Victor Schœlcher dans le quartier de Montparnasse où l’artiste a travaillé toute sa carrière. Deux barrières de métal recouvertes d’un drap blanc attiraient mon œil laser. Habillée d’une combinaison en Wax africain de couturier Xuley Bët qui n’aurait pas déplu au sculpteur influencé par l’Océanie et l’ Art nègre, je saisissais l’occasion pour pénétrer furtivement dans l’antre consacrée à Alberto Giacometti dont on célébrait l’inauguration. Cette fondation installée dans l’ancien atelier de l’artiste-décorateurPaul Follot, un hôtel particulier classé de style Art Déco, dont les décors ont été préservés, restaurés et réaménagés est un véritable écrin de modernité dont l’accès est jalousement gardé par les gardiens du temple.

Djemila Khelfa alias DjemiLove

Je sollicitais la bienveillance de l’une de ses vestales,Catherine Grenier, directrice de la Fondation et initiatrice du projet. J’avais mon sauf-conduit, j’allais être initiée et comment !? Les fidèles étaient rassemblés dans le sanctuaire vivant du Dieu de l’art moderne pour rendre hommage à une autre déesse du rock new yorkais, celle- là : Patti Smith donnait pour l’occasion un concert privé devant les statues d’airain en mouvement aussi longilignes que la prêtresse échevelée grisonnante. Sous les alcôves résonnait le chant de Gloria de Patti Smith auquel répondait le Chant d’amour de Jean Genet, ami de Giacometti.Boltanski restait bouche-bée devant la star et les étoiles du temple à ciel ouvert, Mme Françoise Nyssen, ministre de la Culture, serrait d’une poigne "trumpienne" la main de Jacky Maglia, photographe de Jean Genet et légataire universel de l’auteur sulfureux de Querelle de Brest.

Christian Boltanski et DjemiLove

Patti Smith entamait le chant hypnotique de Because the Night, les ombres tutélaires des bronzes efflanqués frémissaient, les têtes jamais exposées et autres plâtres laissés inachevés à l’atelier par la mort de l’artiste reprenaient vie - les pinceaux éparpillés ici et là se hérissaient , le mobilier personnel fait de bric et de broc conservé religieusement par Annette, la veuve de l’artiste frissonnait...

La hasard avait guidé mes pas mais je ne savais pas que j’allais musardant rencontrer d’autres destinées transfigurées en destin...Au coin de la rue, la muse !

Patti et Djemila

L’institut s’ouvre sur une exposition consacrée à l’ "Atelier de Giacometti vu par Jean Genet" le mardi 26 juin au 16 septembre 2018.

Giacometti / Genet. L’atelier d’Alberto Giacometti vu par Jean Genet

Rolf Saint-Agnès ,"Les gouttes et les couleurs" Djemilove

L’artiste : ROLF SAINT AGNES

Adresse :

Musée du vin et du négoce de bordeaux jusqu’au 30 juin 2018.

41 rue Borie, Bordeaux, Gironde, Nouvelle-Aquitaine

HORAIRES Samedi 19 mai 2018 18h00 - 19h00 19h00 - 20h00 /20h00 - 21h00/ 21h00 - 22h00

L’artiste : ROLF SAINT AGNES

Bonne fête maman ! Petite fille deviendra grande... Djemilove

A ma mère.. Djemilove

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Redlove d’amour...

Sous ses airs de fausse tomate, tout comme Adam, la Redlove est plutôt bonne pomme. En compagnie d’Eve, le premier homme l’eut volontiers croquée car son nom annonce la couleur. Vingt ans de recherches et de savants croisements furent nécessaires pour créer ce fruit pourpre à l’intérieur comme sur sa robe. Redlove est helvète comme son père qui n’est pas Guillaume Tell, autre spécialiste de la pomme, mais le célèbre pépiniériste suisse Markus Kobelt . En satisfaisant à la fois le palais, l’esthétique et la nutrition, Markus Kobelt relève un triple défi. La Redlove à des accents de fruits rouges, fait rougir de dépit la pomme d’api et gorge l’organisme de précieux antioxydants. REDLOVE la pomme d’amour !

En vente en Suisse dans les grandes surfaces Migros. www.migros.ch ___UBER__

DOUBLE IDENTITY by Alexander McQueen - 2010

Mommy de Xavier Dolan *****

Photo Antoine-Olivier Pilon

Olivier Saillard, mode en mouvement...

Cinq modèles magnifiques qui représentent les grandes maisons de couture. Vêtu seulement d’un collant noirs et fins et un justaucorps, ils passent devant, et tout dans leurs gestes, leur attitude, leur démarche, évoque la magie des costumes, nous imaginons à son tour d’être majestueux, sensuelle, délicate. Gestes répétés encore et encore, la grâce d’un mouvement, suffisent à évoquer un matériau, le coup d’un vêtement, d’un univers. Le défilé de mode échappe à l’éphémère, de recréer l’interprétation du vêtement.

Avec : Axelle Doué, Claudia Huidobro, Anne Rohart, Violeta Sanchez et Amalia Vairelli. Costumes : Christian Lacroix. Concept sonore : Mode F. Faire des costumes et combinaisons : Sophie Colombo, Clara Degand, Charlette Villanova. Coiffeur : Gérald Porcher. Make-up : NARS Cosmetics.

Pirelli 2014, par Helmut Newton